A la saveur d’un verre en terrasse
A l’entrain de découvrir une pièce de théâtre
Aux yeux plein d’étoiles dans la salle obscure
A l’emballement pour quelques notes débridées
A ce futile qui nous avait fait tous descendre dans la rue
Aux éphémères instants
A ce lever de soleil qui embrase soudain le ciel
Aux promenades entre chien et loup
Au repas improvisé autour de bouteilles échangées
Aux rencontres qui nous nourrissent et nous abreuvent
A nos discussions jusqu’au fond de la nuit
A l’intelligence face à l’intransigeance
A la liberté de penser autrement
Au fragile sourire sur nos lèvres
A celles et ceux qui ne peuvent plus être
Au fil qui chemine entre nous
A vous
A ce qui sera
Je lève mon verre à l’inessentiel.
Photo: Alice Benisty-Triay