Pompéi, ensevelie sous les cendres du Vésuve en 79 de notre ère, conserve les vestiges intacts de tavernes. On y achetait du vin en carafe ou en cucumas (sortes de chaudrons). Dans l’un de ces établissements, une carte des vins est encore peinte sur le mur, avec les prix indiqués (l’unité, l’as, équivalait à ¼ de sesterce) :
Pour un, vous pouvez boire du vin, 
Pour deux, vous pouvez boire le meilleur 
Pour quatre vous pouvez boire du falernum
Bien sûr que le falerne, un des crus les plus réputés de l’époque, ne pouvait être vendu à ce prix, et encore moins dans une taverne. Mais il fallait bien attirer le chaland, car la concurrence était rude, « certaines alignées les unes à côté des autres. Dans une rue qui mène aux bains publics, on en a dénombré pas moins de huit sur une longueur de 80 m !» nous renseigne l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Les archéologues ont retrouvé dans la taverne en question un magnifique comptoir de marbre et des amphores de service, des « vaisseaux » à la contenance impressionnante de 26 litres de vin. Il n’était pas rare qu’une amphore soit consommée en une seule fois par un groupe de clients. Se rendre aux thermes et prendre des bains chauds donnait soif!

Pseudolus: «A-t-il de la douceur quand il en faut ?
Charin: Tu le demandes ? c’est alors du vin à la myrrhe, du vin cuit, de l’hydromel, du miel de toute sorte. Il avait commencé à établir dans son coeur un débit de boissons chaudes»
(Plaute, Pseudol. II, 1).

https://videotheque.cnrs.fr/doc=3433

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