Les portes de monuments d’exception s’ouvrent chaque année à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine. Il en est d’autres, paysagères, que quelques photographies ravivent dans notre mémoire. Aujourd’hui, alors que la vigne subit de lourdes menaces dans le sud de la France, reviennent en noir et blanc les heures heureuses de septembre, la fin de l’été et les vendanges en bord d’étang à Vic-la-Gardiole. Regards vers l’objectif, poses tenues et sourires de rigueur masquent à peine la difficulté de la tâche, l’enjeu économique d’une année de labeur qui se joue en quelques semaines.
Des générations de vignerons se sont succédé sur les terroirs de prédilection du muscat à petits grains, couplé alors aux vins rouges de pays de l’ère de production massive en Languedoc. Ici revit notamment la famille Campla, arrivée avant la Révolution dans le village. J’ai eu le bonheur d’interroger Jackie, fils et neveu des hommes représentés, peu de temps avant sa disparition. Une pensée affûtée, des souvenirs précis, des documents précieux … sa rencontre m’a marquée, et ce post lui rend hommage.
La vigne s’efface doucement. Ensemble, nous avons essayé de retenir un peu encore ce temps qui s’enfouit.

                                  Vendanges en 1962 sur le plateau des Aresquiers

En haut sur la charrette : Mr Sully Campla. A ses cotés, son frère Robert (le Papa a Jackie). En bas à droite : leur maman. En remontant : l’épouse de Sully, juste devant : l’épouse de Robert, et juste devant avec le chapeau : la fille de Robert et sœur de Jackie.

A peu près à la même époque (1956), une autre « colle « (nom de l’équipe  de vendangeurs formée) sur un grand domaine local. La vigne existe toujours.

Vendanges en 1956 sur le plateau d’Aresquiers

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