Cette prescription, nous la répétons à l’occasion des salons ou des rencontres chez nos cavistes : conservez vos bouteilles d’Originel et de Prima Ora debout ! Le réflexe de l’amateur de vin est de les coucher, au contraire. Les rayonnages d’une cave, conçus à l’horizontale, s’y prêtent. En production naturelle, avec peu ou pas de sulfites ajoutés, qui plus est sur des vins doux, la position verticale s’avère indispensable. Levures mortes, particules en suspension se déposent ainsi, créant un effet de biomasse protecteur. De même, une température constante dans la cave comme pendant un transport facilite une bonne conservation des bouteilles. Si le froid ferme le vin, il ne le met pas en péril. En revanche, craindre le soleil, éviter la chaleur (plage arrière d’une voiture, planchers chauffants), sources de refermentations.

Debout ! C’est aussi le sentiment que m’inspire l’actualité brûlante de ces dernières semaines. Si l’historienne prend du recul, observe le déroulé des évènements, attend leur aboutissement, la citoyenne ne peut rester insensible à l’expression d’une population habituellement muette, travaillant mais trimant, au chômage, laissée sur le bord de la route, du rond-point. Cette fin d’année se trouble. L’esprit de Noël, déjà remplacé depuis longtemps par l’esprit de consommation, fait place à des questionnements existentiels et sur le devenir de notre planète. Fin de mois contre fin du monde ? La formule choc pose le dilemme de systèmes de production dictés par la productivité, le prix, qui ont dépouillé nos ressources pour nous faire vivre, de plus en plus mal.

Rester debout. Ici, en phase avec la nature, la tâche se fait plus aisée, plus cohérente entre travail et préservation de notre terre nourricière, menés de concert.  

 

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