Nous sommes une fois par an mises à l’honneur, à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Une fois par an, à la même enseigne que l’hygiène des mains, le houmous, les océans ou le Tibet. Au quotidien, jour après jour, la tâche se révèle toujours aussi ardue, tant en matière d’égalité avec les hommes, de salaire par exemple, qu’en nécessité de concilier plusieurs vies en une seule, ou en termes de reconnaissance des compétences de chacune d’entre nous,
Alors, lorsque qu’un colloque sur « la viticulture au féminin » ponctue cette journée-phare à Montpellier, lorsque, à l’initiative d’un homme, Laurent Lafont, le métier, le talent de vigneronnes, la pertinence de leurs choix culturaux, de vinification et d’élevage, ou de commercialisation, entrent dans la lumière, prolongeant l’attention quelques jours encore sur un monde peu féminisé, comment bouder son plaisir ?
Quarante vigneronnes venues de toute la France, vingt appellations, en vins tranquilles ou effervescents, secs ou doux, blancs, rouges et rosés, réunies sous la bannière des Héritières de Bacchus vous attendent le dimanche 12 mars à Claret, en Pic-Saint-Loup. Poursuivons cette aventure humaine, oenologique, culturelle, débutée il y a trois ans dans la confidentialité, aujourd’hui célébrée en présence de l’éminent sommelier Philippe Faure-Brac. Fière, cher Laurent, chère Marianne, chère équipe de bénévoles, d’être à vos côtés depuis la première heure !
Au quotidien à nouveau, les lumières éteintes, nous reprendrons le chemin des vignes, des chais et des salons, chaque journée sera nôtre, et le vin sera bon.

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